Serigne Moussa Ka défend la langue Wolof

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« Ecrire en langues nationales, selon Samba MBOUP était souvent considéré comme une activité inessentielle un passe-temps, un prétexte pour dissener sur des sujets futiles et anodins ».
Ces écrivains éprouvaient d’ailleurs souvent le besoin d’avenir le lecteur par cette sorte
de préambule : « Si j’écris en langue nationale, cela ne signifie pas que j’ignore l’arabe ».
Ainsi donc, la particularité essentielle des « wolofal-kat » mourides réside dans le fait
que, outre leur totale allégeance à Cheikh Ahmadou BAMBA, leur guide et inspirateur, ils se sont tous présentés comme des défenseurs de la langue nationale wolof.

Ce vers de Moussa KA exprime bien leur motivation :
Bu yawmal qiyaamee bab Araab di Fuukëreey waxam
Di naa wax Sërign Tuubaa lu tax ab Araab Wedam
Tërab wolof ak bob Yaaramak wax yi yépp a yem
Lu jug ngir RasuIu laahi baatin ba saf xorom (taxmîs)
Traduction :
Lorsque le jour du Jugement, l’Arabe se vantera de sa langue,
Je louerai Serign Tuuba d’une façon qui « clouera le bec » à tout Arabe.
La poéticité du wolof, celle de l’arabe ainsi que de tout parler se valent.
Tout ce qui est dédié à /’Envoyé de DIEU est d’essence exquis.

Source: Mémoire de Mamadou Lo sur Serigne Mbaye Jaxate.

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